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Les risques naturels

Cette étude stratégique est conduite par le Syndicat pour le compte de Provence Alpes Agglomération (PAA).

En effet, en tant qu’Etablissement Public de Coopération Intercommunale (EPCI), PAA exerce la compétence exclusive et obligatoire relative à la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations (GEMAPI).

Le contenu de la compétence se résume à l’intervention de l’EPCI en cas d’intérêt général ou d’urgence pour exercer les missions définies aux alinéas 1, 2, 5, 8 de l’article L.211-7 du code de l’environnement.

  • Les alinéas 1, 2, et 8 concernent la gestion des milieux aquatiques, et éventuellement des aménagements qui contribuent à la prévention des inondations issues de débordements de cours d’eau.
  • L’alinéa 5 concerne la défense contre les inondations et contre la mer, il se rattache directement à la gestion des ouvrages de protection.

Les missions comprises dans la compétence de prévention des inondations sont définies dans la règlementation de manière assez « ouverte », laissant ainsi une certaine marge de manœuvre aux collectivités. Cette liberté peut également engendrer des situations juridiques complexes faute de jurisprudence précisant le contour de cette compétence.

 

Aussi, le Syndicat a proposé à PAA cette étude stratégique afin que cette intercommunalité puisse, en toute connaissance de cause, décider des zones qu’elle souhaite, et peut, protéger par la gestion d’ouvrages sur son territoire compte tenu des contraintes techniques, humaines et financières associées.

La première étape de cette étude a été le recensement des digues (désormais appelées « système d’endiguement ») et des aménagements hydrauliques.

Les digues sont des ouvrages rehaussant le niveau des berges afin de contenir, jusqu’à un certain niveau, les eaux des rivières en crues. Elles ne doivent pas être confondues avec les protections de berge.

 

Sur le bassin versant de la Blanche compris dans le périmètre de PAA, ce sont 6 ouvrages qui ont été recensés pour un linéaire total de 1.9 km.

 

Dans une seconde étape, le Syndicat a estimé les enjeux associés à chacun de ces ouvrages (population protégée et enjeu spécifique présent) afin de les hiérarchiser.

 

Ensuite, le Syndicat a estimé le coût de la gestion des ouvrages de prévention des inondations et du temps de travail correspondant. En effet, la réglementation associée à la gestion des digues implique des budgets conséquents (études, surveillance, travaux, …).

 

Les documents finaux n’ont pas encore été approuvés par Provence Alpes Agglomération ; ils ne sont donc pas diffusables à ce stade.

Différence entre une digue et une protection de berge © Syndicat Mixte Asse Bléone

Le suivi morphologique

  • Levés topographiques sur la Blanche et principaux affluents

Cette action a pour objectif de produire un levé topographique terrestre assez global à l’échelle du bassin versant de la Blanche.

Ces données topographiques serviront

  • pourront être comparées aux levés plus anciens existants pour évaluer l’évolution du niveau des rivières.
  • Serviront de référence au diagnostic du cours d’eau (élaboration d’un schéma de gestion de l’espace alluvial prévu en 2024-2025)

La première campagne de levés a été réalisée par le Syndicat en 2021. Ils comportent des profils en long et des profils en travers sur :

  • La Blanche,
  • la Blanche du Fau,
  • le torrent de la Valette,
  • le riou de Chabanon.
La Blanche de la Fau au droit de la zone d’activité de Seyne © Syndicat Mixte Asse Bléone

Le patrimoine naturel

Cette étude est potée par le Syndicat pour le compte de Provence Alpes Agglomération. Elle devrait être achevée en 2022

Elle vise à identifier et caractériser les obstacles à la continuité écologique présents sur les différents cours d’eau du bassin versant.

Ces obstacles sont des ouvrages construits en travers des rivières (on parle d’ouvrages transversaux). Ils empêchent très souvent le bon fonctionnement des rivières. En effet, ils engendrent une accumulation de graviers en amont, la continuité sédimentaire est alors altérée, ce qui pourrait engendrer des débordements lors de crues. De plus, la hauteur d’un seuil empêche les poissons de remonter le cours d’eau, on parle de continuité biologique rompue.

Pour comprendre ce phénomène en images, vous pouvez regarder le film de l’agence de l’eau (4min) => Voir lien ci-contre

 

L’étude sur la Blanche permettra également d’identifier les ouvrages sur lesquels il est prioritaire d’intervenir pour restaurer la continuité écologique. En effet, ce sont 116 ouvrages transversaux (seuils, buses, barrages, passage à gué…) qui ont été identifiés à ce jour.

Ensuite, un travail de discussion sera engagé avec les propriétaires des ouvrages, PAA et les financeurs afin d’étudier la faisabilité des opérations prioritaires.

Seuil béton protégeant une conduite d’eaux usées et infranchissable pour la faune piscicole © Syndicat Mixte Asse Bléone
Passage à gué infranchissable © Syndicat Mixte Asse Bléone

Une zone humide est un écosystème à l’interface entre les milieux terrestres et aquatiques. Cette particularité leur permet de posséder des caractéristiques exceptionnelles et de remplir des fonctions majeures tant sur le plan de la biodiversité que de la gestion de la ressource en eau.

Elles contribuent notamment à l’atteinte des objectifs de bon état de la directive cadre sur l’eau en assurant un rôle :

  • hydrologique : les zones humides stockent et transfèrent l’eau qui les traverse. Elles participent au soutien d’étiage, à la régulation des inondations ou des phénomènes d’érosion (stabilité des berges) ;
  • épuratoire : les processus biogéochimiques se déroulant lors du passage de l’eau dans les zones humides leur permettent d’assurer un rôle fondamental de filtre et de zone tampon pour la qualité de l’eau (rétention des matières en suspension, transformation et consommation des nutriments,…) ;
  • écologique : les zones humides sont des écosystèmes riches et complexes qui offrent des conditions de vie favorables à de nombreuses espèces. Elles assurent ainsi un rôle important en termes de support de biodiversité et de corridor écologique.

Certaines d’entre elles sont par ailleurs le support d’activités économiques : agriculture (pâturage, fourrage,…), production en eau potable (captages), loisirs (chasse, pêche,…).

Pour mieux comprendre ce fonctionnement, vous pouvez visualiser le film de l’Agence de l’eau (03min50) à partir du lien ci-contre.

 

Le Syndicat Mixte Asse Bléone prévoit, pour le compte de Provence Alpes Agglomération (PAA), d’engager début 2022, un plan de gestion stratégique des zones humides du bassin versant de la Blanche.

Cette étude est également inscrite dans le Contrat Régional d’Equilibre Territorial (CRET) animé par PAA. Il s’agit de l’action n°4.1

 

Il s’agira, à l’instar du travail conduit sur l’Asse (faire lien vers la page « 3-5 »), à partir de la carte des zones humides recensées par le Conservatoire d’Espaces Naturels (CEN) en 2013 (soit 634 Ha) :

  • D’approfondir les connaissances existantes sur l’ensemble des zones humides du bassin versant (analyse des fonctions, des pressions, de la gestion et valeur socio-économique des zones humides) ;
  • De hiérarchisation des zones humides et formalisation d’un plan de gestion stratégique ;
  • De bancariser et analyser les données collectées dans la base régionale référente « zones humides » (http://zones-humides.pnrpaca.org);
  • De proposer des actions de gestion des zones humides identifiées comme « prioritaires ».
Le lac de St Martin à St Martin lès Seyne (1/2) © Syndicat Mixte Asse Bléone
Carte des zones humides recensées par le CEN © Syndicat Mixte Asse Bléone